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Ce que l’autre laisse dans notre corps

Peggy Tournigand

Il arrive un moment, après une rupture, où l’on pense que c’est terminé.
On a parlé, pleuré, compris, digéré.
On a vidé les tiroirs, changé les draps, repris le fil d’une vie plus stable, plus calme, plus “à soi”.

Mais un jour, parfois des semaines plus tard, parfois des années, quelque chose remonte.
Un frisson, une tension dans le ventre, une crispation dans la gorge, un vertige dans la poitrine.
Quelque chose d’invisible, de subtil, de persistant.
Et vous réalisez que 
l’histoire est peut-être finie dans la tête… mais pas tout à fait dans le corps.

Parce que le lien intime, qu’il ait été charnel, émotionnel, amoureux ou symbolique, laisse une empreinte.
Un sillage énergétique.
Quelque chose que l’autre a déposé, volontairement ou non.

 

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Ce peut être une sensation, une peur, un doute, une fatigue qui ne vous appartient pas.

Ce peut être une mémoire corporelle du contact, une trace de fusion, un fil invisible accroché à un endroit que vous croyiez fermé.
Et tant que ce n’est pas libéré, 
cela continue d’agir.

Non pas par nostalgie, mais parce que le corps a été traversé et le corps ne fait pas semblant.

Ce qu’on ne nettoie pas après une rupture peut :
 – altérer la vibration de notre énergie sexuelle,
 – brouiller notre intuition,
 – entretenir un attachement résiduel à une relation qui ne nous nourrit plus,
 – ou même créer un “brouillard” entre soi et une future relation.

C’est un sujet dont on parle peu,  parce que beaucoup pensent qu’il suffit de “tourner la page”. Mais tourner la page ne suffit pas si l’encre est encore humide sous la peau.

Alors si vous sentez qu’il reste une trace, un morceau, une empreinte… Ce n’est pas que vous êtes faible, ni que vous n’avez pas avancé.
C’est juste que votre corps 
vous demande à son tour d’être entendu.

Et parfois, une simple reconnaissance suffit.
Parfois, un rituel.
Parfois, un soin.
Parfois, un espace pour dire : 
“Je te rends ce qui n’est plus à moi.”

 

Peggy



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