Il y a dans le mot “sexualité” tant de projections, tant d’attentes, tant d’injonctions invisibles que beaucoup de femmes, sans même s’en rendre compte, se sont coupées d’elles-mêmes en essayant d’y correspondre.
On leur a dit que le plaisir était un “résultat”, que le désir devait être visible, stable, maîtrisable, que le corps devait répondre, vibrer, se détendre, se donner… parfois sans même qu’elles soient pleinement là.
Mais il existe une autre voie, une voie plus douce, plus subtile, plus respectueuse.
Une voie qui ne cherche pas à atteindre, mais à écouter, qui ne pousse pas, mais qui s’accorde, qui ne fait pas du plaisir une preuve… mais un langage intérieur.
C’est cette voie que j’appelle la sexualité intuitive.
La sexualité intuitive, c’est quoi ?
Ce n’est pas une technique.
Ce n’est pas une performance.
Ce n’est même pas un “acte” au sens où on l’a appris.
C’est une manière de revenir dans son corps, dans sa peau, dans ses sensations, dans son rythme.
C’est une sexualité qui naît de l’intérieur, qui se construit sans modèle, qui ne cherche pas à plaire mais à être en lien avec soi.
C’est un espace où vous pouvez :
– sentir une onde sans avoir besoin qu’elle aille quelque part,
– honorer un frisson sans devoir le transformer,
– goûter une caresse sans vous demander si c’est “le bon moment”,
– respirer avec votre bassin comme on écoute une musique intérieure,
– laisser votre ventre parler, votre cœur guider, vos limites s’exprimer
Le plaisir devient alors un signal, pas un objectif.
Un signal que vous êtes là, que votre énergie circule, que votre corps veut dire quelque chose, que votre écoute a ouvert une porte.
Et plus vous écoutez, plus il y a à entendre (pas avec les oreilles, mais avec la peau, avec les tissus, avec l’utérus, avec la mémoire douce du corps quand on ne le force plus à correspondre.
Une autre sexualité est possible.
Une sexualité lente, silencieuse, respirante, présente.
Une sexualité où vous ne donnez pas pour mériter, où vous ne recevez pas pour combler, où vous ne cherchez pas à produire un effet mais où vous devenez l’effet.
Juste parce que vous êtes là et que cela suffit.
Peggy
