Beaucoup de femmes portent une honte qui ne leur appartient pas totalement.
Une gêne avec leur corps, une difficulté à se regarder avec douceur, une peur d’être trop visibles, un rapport compliqué à la féminité, à la sensualité ou simplement au fait d’habiter pleinement leur corps.
Et parfois, cette honte vient de plus loin.
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Des femmes avant nous ont grandi dans des époques où le corps féminin devait être discret, contrôlé, surveillé, jugé ou couvert.
On leur a appris à ne pas trop montrer, à ne pas trop désirer, à ne pas trop demander, à ne pas trop sentir.
Même lorsque ces phrases ne sont plus dites aujourd’hui, leur empreinte peut rester dans les silences, les regards, les tabous ou cette petite voix intérieure qui murmure :
“Cache-toi.”
“Ne prends pas trop de place.”
“Ne sois pas trop femme.”
Se libérer de cette honte ne veut pas dire tout exposer ou devenir quelqu’un d’autre.
Cela commence parfois par poser un regard plus doux sur soi, par arrêter de parler à son corps comme à un ennemi, et par reconnaître qu’il mérite respect, présence et douceur.
Ce soir, vous pouvez poser une main sur votre cœur, une autre sur votre ventre, et vous dire :
“Je rends à ma lignée la honte qui ne m’appartient pas. Je reprends le droit d’habiter mon corps avec douceur.”
C’est un début pour ne plus faire de votre corps un lieu de honte, mais un lieu de présence.
Peggy
