On pense souvent que lorsqu’une femme veut aller mieux, toutes les parts d’elle avancent naturellement dans la même direction, mais ce n’est pas toujours aussi simple.
Une partie de vous peut sincèrement vouloir changer, se libérer, sortir d’un schéma, retrouver de la paix ou reprendre sa place, tandis qu’une autre partie peut avoir peur de ce que cette transformation va provoquer.
Car aller mieux, ce n’est pas seulement se sentir plus légère : c’est parfois changer de posture, poser des limites, dire non, ne plus porter ce qui ne vous appartient pas, et ne plus répondre aux attentes inconscientes de votre entourage.
Et cela peut faire peur, parce que certains liens se sont construits autour de votre ancienne place : celle qui aide, celle qui comprend, celle qui supporte, celle qui se tait, celle qui reste disponible, celle qui ne dérange pas.
Alors, si vous arrêtez de sauver tout le monde, que va-t-il se passer ?
Si vous commencez à parler, à choisir, à vous respecter davantage, qui allez-vous devenir aux yeux des autres ?
Parfois, la peur d’aller mieux n’est pas un manque de volonté, mais la peur de ne plus savoir qui vous serez si vous ne portez plus le même rôle.
C’est pour cela que la transformation demande de la douceur : il ne s’agit pas de tout casser, mais de revenir progressivement à vous, de comprendre ce que vous portiez, puis de vous autoriser à vivre autrement.
Parce qu’aller mieux, ce n’est pas trahir votre histoire.
C’est peut-être simplement arrêter de lui obéir au détriment de votre propre vie.
Peggy
