Il ya une phrase que nous prononçons parfois pendant des années sans mesurer tout ce qu'elle implique : « quand… alors je… »
Quand les enfants seront plus grands, je penserai davantage à moi.
Quand j'aurai plus de temps je reprendrai cette activité.
Quand j'aurai plus d'argent je voyagerai.
Et quand cette période sera enfin passée, je pourrai vivre comme j'en ai réellement envie.
C'est ce que j'appelle le syndrome de la vie provisoire : cette manière de vivre dans laquelle le présent devient une sorte de salle d'attente, pendant que l'on travaille, que l'on prend soin des autres et que l'on gère les obligations en se repétant que notre vraie vie commencera plus tard.
Le problème, c'est que nous ne reportons pas seulement des choses à faire, mais parfois des parties entières de nous-mêmes : une passion, un projet, un voyage, une décision, le droit de changer ou simplement de penser davantage à soi.
Alors aujourd'hui, posez-vous cette question :
qu'est-ce que je remets à plus tard depuis beaucoup trop longtemps, et ai-je réellement besoin d'attendre pour commencer ?
Car sortir de la vie provisoire ne signifie pas nécessairement tout bouleverser, mais peut simplement commencer par une petite décision que l'on cesse enfin de remettre à « un jour ».
Parce qu'à force d'attendre le bon moment pour vivre, la vie que nous attendons peut finir par devenir celle qui est passée.
Belle Journée,
Peggy
