Pendant longtemps, la colère féminine a été mal comprise, jugée, minimisée ou rapidement associée à quelque chose de trop excessif, de dérangeant ou de déplacé, si bien que beaucoup de femmes ont appris à la retenir, à l’adoucir, à la retourner contre elles-mêmes, plutôt qu’à l’écouter pour ce qu’elle cherche réellement à dire.
Et pourtant, la colère n’est pas toujours un problème.
Elle peut être un signal.
Un réveil.
Une frontière intérieure qui nous montre qu’une limite a été franchie, qu’un trop-plein a été atteint, qu’une partie de nous ne veut plus se taire, se plier, s’éteindre ou se trahir.
Le danger n’est pas tant de ressentir de la colère.
Le danger, c’est parfois de ne jamais l’écouter, jusqu’à ce qu’elle devienne fatigue, irritabilité, dureté, fermeture ou épuisement intérieur.
Car une colère écoutée avec justesse peut nous aider à voir plus clair.
À nommer ce qui ne nous convient plus.
À sentir ce qui demande à être protégé.
À remettre du respect là où nous nous étions oubliées.
Peut-être que la question n’est pas seulement : comment calmer notre colère ?
Mais aussi : qu’essaie-t-elle de nous révéler ?
Peggy
