Il arrive un moment où certaines possibilités que nous avons longtemps gardées ouvertes commencent à se refermer, non pas forcément dans la douleur, mais simplement parce que le temps passe, que nous avons fait des choix et que toutes les vies imaginées autrefois ne pourront pas être vécues.
La carrière que nous n’avons pas choisie, l’enfant que nous n’avons pas eu, le pays dans lequel nous ne sommes jamais partie vivre, cette histoire d’amour qui n’a jamais commencé, ou simplement la femme que nous pensions devenir lorsque nous avions 20 ans.
C’est ce que j’appelle le deuil de ses possibles.
Nous parlons beaucoup de nos projets, de nos nouveaux départs et de tout ce qu’il serait encore possible de créer, mais beaucoup moins de ce qu’il faut parfois accepter de laisser derrière soi pour avancer plus librement.
Faire ce deuil ne signifie pas renoncer à rêver ni considérer qu’il serait trop tard, mais reconnaître que certaines portes peuvent se fermer sans que notre vie soit pour autant moins belle ou moins riche.
Et parfois, accepter qu’une vie imaginée ne se réalisera pas permet justement de regarder avec beaucoup plus de clarté celle qui est encore devant nous.
Alors aujourd’hui, j’aimerais vous proposer cette question :
quelle vie avez-vous peut-être encore du mal à accepter de ne pas avoir vécue ?
Et surtout :
qu’est-ce que cette acceptation pourrait libérer de nouveau dans votre vie aujourd’hui ?
Parce que faire le deuil de certains possibles, ce n’est pas forcément perdre quelque chose.
C’est parfois enfin arrêter de regarder derrière soi pour recommencer à choisir ce qui reste possible maintenant.
Peggy
