Quand avez-vous ressenti du plaisir pour la dernière fois, un vrai plaisir, simple, libre, sans culpabilité ni arrière-pensée ?
Pas celui qui “remplit” une journée trop vide.
Pas celui qu’on s’accorde vite avant de replonger dans les obligations.
Mais celui qui ouvre, qui fait du bien au corps, qui dilate le cœur, qui ramène à la vie.
Pour beaucoup d’entre nous, le plaisir n’est pas naturel.
Il fait même partie des émotions les plus complexes à accueillir.
Pourquoi avons-nous tant de mal à nous faire plaisir ?
Parce que, dans notre inconscient collectif, le plaisir a souvent été associé à la faute, à la paresse, au manque de sérieux, à l’égoïsme.
Derrière ce conditionnement, il y a une longue lignée d’histoires humaines et familiales :
- des femmes qui se sont interdit d’exister pour ne pas déranger,
- des hommes qui ont porté sans relâche, sans jamais s’autoriser à ressentir,
- des familles où le travail et le devoir ont pris la place de la joie et de la légèreté.
Alors, petit à petit, le plaisir est devenu suspect.
On a appris à le retarder, à le justifier, à le mériter.
Et notre inconscient a enregistré une équation silencieuse : “Si je me fais plaisir, je trahis. Si je me repose, je perds ma valeur.”
D’où cela peut venir ?
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De la lignée familiale :
Peut-être qu’une femme de votre famille a dû renoncer à ses désirs pour survivre, ou qu’un ancêtre a perdu tout ce qu’il aimait. Le plaisir est alors devenu dangereux : il rappelle la perte, la peur, la chute. -
De l’éducation :
Si vous avez grandi avec l’idée qu’il faut “mériter” le bonheur, vous avez peut-être développé une loyauté au sérieux et au devoir. -
Du corps :
Les traumas, la fatigue, ou la dissociation peuvent couper du ressenti. On veut se faire plaisir, mais on ne sent plus.
Le plaisir suppose d’être présente à soi, ancrée, ouverte à la sensation et cela n’est pas toujours simple quand on a vécu le contrôle comme un mode de survie.
Retrouver le plaisir, c’est réapprendre à être vivante
Le plaisir n’est pas un luxe.
C’est une information vitale pour le corps et pour l’âme :
“Je suis en sécurité. Je peux recevoir. Je peux respirer.”
Revenir au plaisir, c’est revenir à la vie et c’est dire à votre système nerveux :
"Je ne suis plus dans la survie, je peux maintenant savourer."
Et cela commence souvent par des gestes simples :
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sentir la chaleur du soleil sur la peau,
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savourer lentement un repas,
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écouter une musique qui vous touche,
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oser dire non à ce qui épuise,
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se choisir, même sans raison.
Chaque fois que vous vous autorisez un petit plaisir, vous réparez silencieusement des générations de femmes et d’hommes qui ont cru qu’il fallait se sacrifier pour exister.
Partagez cet article, à une amie, une sœur, une mère, une fille pour qui ce message pourrait résonner.
Peggy
