Certaines douleurs ne font pas de bruit.
Seulement une tension persistante, un repli discret, ou une sensation de décalage sans raison apparente.
Ce sont ce qu’on appelle parfois les microtraumatismes :
– un regard qui a blessé,
– une parole qu’on a encaissée sans rien dire,
– un moment où vous auriez eu besoin d’être soutenue… et personne n’est venu.
“Ce n’est pas grave”, vous a-t-on dit.
Alors vous avez rangé ça quelque part.
Mais le corps, lui, ne l’a pas oublié.
Ces blessures invisibles laissent parfois de grandes traces :
– Des décisions qu’on n’ose pas prendre.
– Une peur de déranger.
– Un excès de contrôle.
– Un besoin de tout comprendre avant d’agir.
– Ou cette fatigue… qui revient toujours, même après le repos.
Ces signaux ne disent pas : “vous êtes cassée”.
Ils disent : “Quelque chose demande encore à être reconnu.”
Et si ce soir, vous posiez simplement la main sur votre cœur et que vous disiez :
“Je ne sais pas tout ce qui m’a blessée.
Mais je sais que mon corps, lui, s’en souvient.
Et je suis prête à l’écouter, avec douceur.”
Il n’y a pas de réparation forcée.
Seulement une présence à reconstruire.
Et parfois, tout commence par le simple fait de reconnaître que quelque chose a existé.
Peggy
