Nous avons souvent appris à être fortes, à tenir, à avancer, à gérer, même lorsque l’intérieur commençait déjà à se tendre, à se fatiguer ou à se refermer peu à peu.
Alors nous continuons.
Nous portons, nous rassurons, nous prenons sur nous, et à force de vouloir rester solides, nous finissons parfois par croire que la douceur nous fragiliserait, alors qu’elle est souvent précisément ce qui nous manque le plus.
Car la douceur n’est pas une faiblesse.
C’est une manière de relâcher la pression, de revenir à soi, d’écouter ce qui se passe en nous avec plus de respect, sans nous brusquer davantage.
Parfois, le vrai courage ne consiste pas à tenir plus longtemps, mais à nous offrir un peu plus de douceur, un peu plus d’espace, un peu plus de paix.
Et si la douceur était, au fond, une force oubliée ?
Peggy
