Il y a un moment où vous réalisez que vous avez passé des années à expliquer qui vous êtes, pourquoi vous ressentez ce que vous ressentez, pourquoi vous faites ces choix, pourquoi vous changez, pourquoi vous ne répondez plus comme avant, pourquoi vous vous éloignez, pourquoi vous vous protégez, pourquoi vous osez.
Et souvent, ces explications ont été posées par souci d’honnêteté, par respect, par amour, ou par besoin d’être comprise, reconnue dans ce que vous deveniez.
Mais peu à peu, vous sentez que vous vous épuisez à justifier votre propre vérité.
Vous sentez que chaque explication est une tentative sincère, parfois désespérée de rassurer l’autre pour qu’il ne vous rejette pas, de prouver que vous avez le droit de ressentir, de choisir, d’évoluer, comme si votre transformation devait passer par l’approbation extérieure.
Et un jour, une bascule se fait.
Vous comprenez que vous n’avez plus besoin de convaincre.
Vous n’avez plus à justifier vos élans, vos retraits, vos silences, vos oui ou vos non.
Vous n’avez plus à vous expliquer pour exister.
Parce que ce que vous êtes, vous le sentez dans votre axe.
Et ça suffit.
Alors oui, vous pouvez encore exprimer, éclairer, partager… mais vous ne vous excusez plus d’être vous.
Et c’est là que commence l’art d’exister sans se justifier :
un espace où votre vibration parle plus fort que vos explications où votre choix n’appelle pas le débat.
Est ce que ça vous parle ? Répondez moi par OUI ou NON en commentaire.
Peggy
